Aujourd’hui, c’était différent, différent d’hier, différent d’il y a une semaine, ou deux, ou trois. Un jour qui fait du bien, un jour qui malgré un départ gris s’est pâli doucement avec les tic tac du temps. Tout à changer, à 14 h 18 exactement, sans que je le demande, comme un baume sur une plaie béante, dernièrement trop présente. Aujourd’hui, je n’ai plus eu envie d’hier. Peut-être un peu plus de demain. Il est bien de pouvoir mettre le doigt sur les choses qui nous aide à nous mouvoir doucement. Un pas, puis un autre. Dernièrement, c’était relativement du surplace, rien de bien efficace. Une avalanche de bonne nouvelle, de petits plaisirs qui ne sont pas éternels, de conversations auxquelles on donne plus d’importance simplement pour pouvoir y donner un sens à tout ce qui arrive. Un appel inattendu, un dîner bien mérité, un discours sur les attentes, ces foutues attentes et pour finir une fin de journée toute en beauté remplie de question et de sourire. Ça fait du bien à cette masse qui pour un moment s’efface, qui donne plus envie de penser, qui donne envie d’avancer. Je crois que c’était un peu le thème de la journée, rappelé mainte fois de tout bord tout coté. Ce genre de journée où on s’accroche comme à une bouée, simplement pour savourer, « Ça va? »… « Ça flotte! ». Un discours égyptien sur la suffisance qui me disait de ne pas mettre mes attentes trop hautes. Bien que ça ne changera pas ma façon d’être, ça donne tout de même la perspective d’un autre, que je ne veux pas. Je suis vrai, intense, sensible. D’un homme sans sourire qui se disait heureux, la discussion fut bonne et me fit sentir mieux. Demain, ça sera différent. Un différent, mieux ou pas? Je ne sais pas, ça sera différent à cause d’aujourd’hui. C’est parce qu’hier à exister que je serai meilleur demain.
Laisser un commentaire